Le vélo dans le Grand Lyon

Tout sur le vélo à Lyon et surtout Vélo'V le nouveau chouchou du Gd Lyon et de JCDecaux
 
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 Article paru dans Le Monde du 22 avril 2005

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Lyonic
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MessageSujet: Article paru dans Le Monde du 22 avril 2005   Mer 21 Sep 2005 - 12:01

Lyon met 2000 vélos à la disposition de la population

En retard en matière de pistes cyclables, la cité des Gaules va inaugurer, le 19 mai, un système de location de bicyclettes. Ces équipements sont installés par JC Decaux, qui, confronté à la concurrence de CLéar Channel, est obligé d'offrir plus de services aux collectivités

LYON

de notre correspondante Lyon a décidé de s'équiper d'un vaste réseau de location de bicyclettes novateur. L'opération, intitulée Vélo'v, doit permettre de donner une plus grande place à ce mode de transport encore délaissé dans cette agglomération. Le lancement est prévu le 19 mai.
A cette date, 2 000 vélos seront mis en libre accès dans des bornes installées à travers la ville, ainsi qu'à Villeurbanne. D'ici à juillet, près de 200 stations devraient permettre à tout Lyonnais d'emprunter un vélo à moins de 300 mètres de chez lui. A terme, le dispositif devrait être doublé.
Il suffira à l'utilisateur de se munir d'une carte bancaire et de la glisser dans une borne pour libérer une bicyclette. La première demi-heure de location sera gratuite, comme la première heure, pour les titulaires d'une carte des Transports en commun lyonnais (TCL) ;
l'heure suivante coûtera entre 0,5 euro et 1 euro, suivant la formur le d'abonnement choisie. En pratique, les habitants de Lyon devraient rouler gratuitement. Ils pourront laisser le vélo emprunté dans n'importe quelle station de la ville, faire leurs courses, se rendre sur leur lieu de travail et reprendre un autre vélo pour effectuer leur trajet de retour.

La communauté urbaine, qui pilote, avec la société JC Decaux, le dossier, s'est inspirée du modèle de Vienne pour élaborer son plan. « La capitale autrichienne est dotée de 1 000 vélos répartis sur 60 stations. On sait que 90 % des gens utilisent les vélos moins d'une demi-heure. Le temps moyen d'utilisation est même de dix-sept minutes. Notre dispositif incite les utilisateurs à déposer leur vélo et non à le conserver. Cela assurera un turnover», explique Gilles Vesco, vice-président (UDF) à la communauté urbaine en charge de l'opération.

Les concepteurs estiment que le système doit s'autoréguler en partie. A défaut, une navette viendra alimenter en vélos les stations dépourvues. La communauté urbaine espère dépasser l'aspect ludique du dispositif pour développer un nouveau mode de déplacement. « Si chaque Lyonnais utilise une fois par semaine un vélo au lieu de prendre sa voiture, c'est 10 % de trafic en moins », assure M. Vesco.

L'opération ne coûtera pas un sou à la communauté urbaine. La société JC Decaux a pris en charge la fabrication des vélos, le coût de l'installation, sa maintenance, et même la collecte des gains qui seront reversés au Grand Lyon. Cette initiative s'inscrit, en effet, dans le cadre du renouvellement du marché du mobilier urbain. En 2004, alors que le contrat arrivait à terme, la communauté urbaine avait décidé de faire jouer la concurrence et d'imposer aux candidats de nouvelles contraintes. Le cahier des charges prévoyait, notamment, en échange de l'utilisation des panneaux des Abribus et des « sucettes » d'affichage, l'installation d'un système de location de vélos.



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Une carte bancaire pour un deux-roues
Le système fonctionne avec une carte bancaire qui sert de mode de paiement et de caution (150 euros en cas de vol ou de dégradation). L'utilisateur présente sa carte à une borne dans une station installée dans la rue, puis une voix indique le numéro du vélo disponible. Le compte n'est débité qu'à la remise du vélo. Les utilisateurs pourront aussi acheter une carte d'abonnement annuelle de 5 euros, rechargeable sur les bornes.

Le Vélo'v est un vélo de ville, muni d'un panier avant et de trois vitesses. Solide, il n'existe qu'en modèle adulte, sans siège pour les enfants, et pèse 22 kg.



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« Si chaque Lyonnais utilise une fois par semaine un vélo au lieu de prendre sa voiture, c'est 10 % de trafic en moins »
Deux concurrents étaient en lice : JC Decaux, le concessionnaire sortant, et Clear Channel. Le premier a été reconduit, mais à des conditions moins avantageuses qu'auparavant. Jean-Claude Decaux s'est notamment vu imposer une redevance d'occupation du domaine public de 18,3 millions d'euros sur treize ans.

Pour la société JC Decaux, l'opération lyonnaise - une première mondiale à une telle échelle - doit servir de « vitrine ». La société refuse de communiquer le moindre chiffre sur l'investissement engagé sur cette opération qualifiée d'« emblématique », mais reconnaît que le Vélo'v est un service «très onéreux», d'autant que le contrat prévoit la livraison de 2000 vélos et de 200 stations supplémentaires. Une vingtaine de personnes seront employées à la régulation et la maintenance du système. «Il s'agit d'un amortissement sur treize ans. On n'est pas là pour faire un coup », assure Franck Ponsonnet, le directeur régional de JC Decaux.

Le Vélo'v, gris et rouge, fabriqué par la société Mercier à Saint-Etienne, et Orbita au Portugal, est une sorte de bicyclette « intelligente », issue de trois ans de recherche. Elle est munie de quatre points de contrôle numérique qui vérifient après chaque utilisation que les freins, les vitesses et le phare fonctionnent correctement, ainsi que le gonflage des pneus. Les vélos défectueux resteront bloqués sur leurs bornes et l'information sera envoyée à un central.

Le Vélo'v est considéré comme « inviolable et involable ». Si une personne tentait d'en débloquer un par la force, une alarme se mettrait immédiatement en route. « // est beau, solide et conçu pour durer dans le temps, car notre principe est que ce qui est beau est respecté. Nous avons déjà appliqué cette théorie aux Abribus. Si une vitre est cassée, nous la remplaçons immédiatement pour éviter qu'une seconde soit endommagée », explique M. Ponsonnet.

Parallèlement à cette offre de vélos, la communauté urbaine a entrepris la réalisation d'axes verts. Jusqu'à présent, la ville ne disposait d'aucune piste cyclable sécurisée. Les cyclistes étaient obligés d'emprunter les voies de circulation et de zigzaguer entre les bandes blanches, souvent discontinues. Un sondage, réalisé en 2000 par Ipsos pour la communauté urbaine de Lyon, avait montré que les freins à l'utilisation du vélo étaient le vol et le manque de sécurité.

Avant la fin de son mandat, l'équipe de Gérard Collomb, maire (PS), s'est engagée à réaliser 40 kilomètres d'axes verts sécurisés, au rythme de 15 kilomètres par an. En juin, à l'issue d'une consultation des habitants, la municipalité doit proposer d'inscrire la presqu'île et la Croix-Rousse en « zone 30 ». «Nous ne pouvons pas mettre des pistes cyclables partout. La "zone 30" assurera la sécurisation des cyclistes et des piétons», plaide Jean-Louis Touraine, premier adjoint (PS) au maire.

Une condition indispensable pour que le Vélo'v ne reste pas un gadget.

Sophie Landrin



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JC Decaux n'a plus le monopole du mobilier urbain
BIEN QU'INVENTEUR du concept, la société JC Decaux doit désormais batailler dur pour maintenir ses parts de marché en France. La société américaine Clear Channel, en particulier, est bien décidée à bousculer ses positions.

Présent dans 43 pays et 3 500 villes, avec un chiffre d'affaires de 1,631 milliard d'euros en 2004, JC Decaux espère s'ouvrir, avec ses « vélos city », de nouveaux marchés.

A Lyon, l'un des appels d'offres les plus importants de 2004, le groupe français a remporté la mise. Ce gain était hautement symbolique. C'est dans cette ville que l'afficheur avait inventé, au début des années 1960, avec le maire (div. droite) de l'époque, Louis Pra-del, le système des abribus publicitaire. L'idée était ingénieuse. La société Decaux installait à ses frais des abribus et obtenait, en échange, l'exclusivité de leur exploitation publicitaire pour rentabiliser l'investissement. Peu à peu, les contrats se sont étendus à la plupart des villes françaises.

RECOURS EN JUSTICE

Mais cette manne a fait des envieux. Les panneaux publicitaires placés sur les mobiliers urbains bénéficient d'emplacements stratégiques, souvent au cœur de la ville, et se trouvent, de fait, en position de monopole. En 1997, Rennes est la première ville de plus de 200 000 habitants à passer à la concurrence. Depuis, les appels d'offres se multiplient et quelques grandes villes sont tombées dans l'escarcelle de Clear Channel.

Cette bagarre renouvelée se prolonge parfois devant les tribunaux.

A Rennes, JC Decaux a obtenu, par deux fois, en 2002 et en 2003, l'annulation de la procédure d'attribution du contrat. Cette double décision n'a pour l'instant pas amené la ville à relancer un appel d'offres.

Plus récemment, à Toulouse, le groupe français a décidé, là aussi, de porter l'affaire devant la justice, alors que la ville avait choisi Clear Channel. Le tribunal administratif a annulé cette attribution. Un nouvel appel d'offres a alors été lancé et Clear Channel a, à nouveau, été sélectionné. JC Decaux a saisi une nouvelle fois le tribunal administratif qui a statué, lundi 18 avril, et a annulé le marché.

« Nous avons décidé de faire un recours devant le Conseil d'Etat et de préparer en parallèle un nouvel appel d'offres », affirme Jean-Paul Escudier, conseiller municipal (UMP) de la ville de Toulouse. Mais JC Decaux n'a pas le monopole des procédures contentieuses. Clear Channel a, de son côté, contesté l'appel d'offres de la ville de Strasbourg qui avait conduit à l'attribution du marché à JC Decaux.

Cette concurrence met les villes en position de force pour négocier. Ainsi, Lyon a demandé aux prétendants de son contrat de mobilier urbain de l'aider à mettre en place son plan vélo, dont le déploiement débute avant même l'installation des nouveaux abribus. Panneaux réservés à l'information de la mairie, recherche esthétique pour la conception du mobilier urbain, service d'entretien sont quelques-unes des propositions que formulent les entreprises.

Les villes réclament aussi une redevance sur les revenus publicitaires dégagés grâce à l'implantation d'abribus ou de « sucettes » (petits panneaux publicitaires urbains) sur la voie publique. C'est le cas à Lyon et à Toulouse. « Nous avons fixé le montant de la redevance à 9,4 millions d'euros sur douze ans et demandé un certain nombre de campagnes d'affichage gratuites pour la mairie », explique M. Escudier. JC Decaux et Clear Channel n'ont pas fini de croiser le fer.

Laurence Girard
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